Dhabitude, je suis pas très branché Western mais j'ai beaucoup aimé Il était une fois dans l'Ouest; les acteurs, la musique, l'histoire, les dialogues, les personnages, la lumière, enfin tout est presque parfait. L'utilisation des bruits
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IlEtait Une Fois Dans L'Ouest (Sergio Leone, 1968) Une femme récupère les terres de son mari assassiné. Tout désigne les hommes de Cheyenne comme étant les responsables de la tuerie. Mais l'Harmonica n'est pas dupe, c'est
Affichedu film «Il était une fois dans l'Ouest» Vous aimez cette affiche, nous vous suggérons :
Ilétait une fois dans l'Ouest est un film de Sergio Leone. Synopsis : L'histoire épique d'un mystérieux inconnu avec un harmonica qui s'allie à un desperado pour 👉 19 août : Mise à jour du Journal de bord de SensCritique. Explorer. films. À l'affiche. Bientôt. Films 2022. Tops.
Ilétait une fois dans l'ouest, de par sa mise en scène, est donc un film entièrement maitrisé, très fin et intelligent, et puis évidemment si cette mise en scène sert beaucoup le film inutile de préciser que la photographie, absolument magnifique et les décors impressionnants (Raaaah l'arrivée de Claudia Cardinale dans l'Ouest.) aident également à
Unemise en scène proche de l'opéra. On retrouve dans Il était une fois dans l'Ouest tous les caractères des films précédents de Leone, mais avec une ampleur nouvelle : personnages traités comme des masques (le réalisateur dit avoir été fortement influencé par les marionnettes napolitaines, ou Burattini), déplacements lents et stylisés, comme sur une scène d'opéra,
RevoirIl était une fois dans l’ouest, sur grand écran qui plus est, c’est (tout comme le film de Kubrick) se trouver encore surpris par un film qu’on pensait pourtant connaître. Le considérer comme assez classique dans une période contestataire serait peut-être un raccourci trop facile. Il raconte certes un des grands mythes fondateurs, si ce n’est
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Alors qu’Il était une fois dans l’Ouest vient de fêter ses 50 ans, le moment est idéal pour revenir sur sa formidable force, et les raisons qui font de ce western crépusculaire l’un des sommets de la carrière du maître italien du western Sergio Leone. Synopsis Alors qu’il prépare une fête pour sa femme, Bet McBain est tué avec ses trois enfants. Jill McBain hérite alors des terres de son mari, terres que convoite Morton, le commanditaire du crime. Mais les soupçons se portent sur un aventurier, Cheyenne… Critique Les années 60 voient les derniers soubresauts du glorieux western classique, né avec La Chevauchée fantastique en 1939, et notamment arbitré par des cinéastes emblématiques comme John Ford La Prisonnière du désert, 1956 ou Howard Hawks Rio Bravo, 1959, disparaître, au profit d’une nouvelle génération dotée d’un regard neuf sur le genre. Deux des réalisateurs dominants au sein de cette période sont sans conteste Sam Peckinpah, qui impose sa vision apocalyptique et violente de l’Ouest américain avec, entre autres, La Horde sauvage 1969, et Sergio Leone, qui dynamite le genre tout en imposant un visage celui de Clint Eastwood avec sa trilogie du dollar Pour une poignée de dollars, 1964 ; Pour quelques dollars de plus, 1965 ; Le Bon, la brute et le truand, 1966 avant d’y mettre un point final avec Il était une fois dans l’Ouest. Figures masculines crasseuses brandies au plus près de la caméra, rythme rappelant davantage le cinéma japonais et violence renforcée cette nouvelle façon de filmer la conquête de l’Ouest s’imposa, avec un succès allant croissant au fil des longs-métrages. Pourtant, alors qu’il sort en 1966 du triomphe du Bon, la brute et le truand, Leone a le sentiment d’avoir fait le tour de ce pan de l’Histoire américaine, et souhaite s’atteler à l’adaptation du livre de Harry Grey The Hoods 1952 – chose qu’il parviendra finalement à mener à bien et qui deviendra en 1984 Il était une fois en Amérique. Or, si tous les studios font les yeux doux au maître italien, c’est pour qu’il réalise un nouvel opus à sa trilogie – triptyque pourtant clos de manière définitive avec le départ du Bon » à la fin du Bon, la brute et le truand, le personnage se dirigeant vers les intrigues des deux précédents films. Leone, bien qu’agacé, ne cédera que face au patron de la Paramount, qui lui accordera toute la liberté nécessaire pour la conception de ce nouveau western. © Paramount Pictures – Splendor Films Il était une fois dans l’Ouest un western funèbre Le choix du cinéaste est alors de réaliser à la fois la quintessence de son style, l’apporter à un niveau encore jamais effleuré auparavant, et d’aller dans une direction complètement différente de ses précédentes œuvres Il était une fois dans l’Ouest sera crépusculaire, lent et funèbre, peinture de la fin d’un monde et de la naissance d’un nouveau. Du monde qui tombe en poussière, Leone invoque les archétypes le mystérieux vengeur mutique Charles Bronson, monolithique joueur d’harmonica au charisme brut, le bandit romantique Jason Robards, roublard et délicieux, le tueur sans pitié Henry Fonda dans un contre-emploi où jamais les yeux bleus n’ont à ce point paru terrifiants et la prostituée incarnée par Claudia Cardinale, figure féminine au centre du récit – malgré sa passivité, elle seule est appelée à subsister dans l’époque qui s’ouvre. Et, tandis que ces visions d’un autre monde se pourchassent, une nouvelle ère advient, où le pouvoir n’est plus matérialisé par le maniement du colt ou la promptitude à appuyer sur la gâchette, mais par l’argent tiré du progrès et de l’expansion du chemin de fer à travers les terres arides. © Paramount Pictures – Splendor Films Une mise en scène à son meilleur. Outre le talent évident de l’entièreté des acteurs conviés à cette ballade mortuaire, Leone sait les magnifier à l’aide de sa caméra, en une mise en scène soulignant les traits de leurs faciès en de nombreux gros plans, et la splendeur d’une reconstitution immense de l’Ouest américain. Le réalisateur pousse à son paroxysme l’effet de dilatation du temps qui apparaissait dans quelques séquences de ses précédentes œuvres, et accouche de nombre de scènes prodigieuses. Le duel introductif à la gare, le massacre de la famille par l’infâme Frank ou l’entrée en scène de Cheyenne pour ne citer que la première demi-heure du long-métrage sont des instants de cinéma sensationnels, atteignant un degré de pureté rarement effleuré dans l’histoire du septième art. Une bande originale légendaire pour un triomphe français En sus des choix de mise en scène et de découpage, la force mythique du film provient en grande partie de la bande-son, composée en amont des prises de vue par Ennio Morricone, qui fait montre, pour chacun des thèmes musicaux, d’un talent extraordinaire. Le discours n’a ici que peu de place, Leone symbolisant les rapports de force et l’avancée de l’intrigue avant tout par l’image. Toutefois, les dialogues, quand ils n’explicitent pas les événements, se révèlent toujours percutants et délicieusement écrits. Il était une fois d’ans l’Ouest connaîtra un grand succès, notamment en France aux États-Unis, la version remontée par le studio n’attirera guère les foules, et constituera un nouvel échelon dans la carrière de Sergio Leone, transcendant ses trois premiers westerns déjà révolutionnaires, et initiant une nouvelle trilogie – le deuxième opus étant Il était une fois la révolution – dont le style, plus lent, et le ton, plus pessimiste, atteindront leur pinacle avec un autre de ses chefs-d’œuvre, Il était une fois en Amérique, que le cinéaste lui-même reconnaissait comme son plus complet aboutissement. Toutefois, au sein d’un genre pour le moins broussailleux, Il était une fois dans l’Ouest constitue l’un des meilleurs westerns jamais réalisés, et représente bien plus largement un monument de cinéma. Critique Jean-Paul de Harma Les westerns spaghettis sur CinéDweller © Paramount Pictures – Splendor Films
Cinéma / Critique - écrit par Lestat, le 17/05/2004 Tags dans film fois leone frank ouest sergio Il était une fois un chef d'oeuvre Six ans après Pour une poignée de dollars qui inventa le western spaghetti, ou tout du moins ses clichés, Sergio Leone remettait le couvert en 1969 avec cette ultime incursion dans le genre en tant que réalisateur, en profitant au passage pour entamer une nouvelle trilogie. Après les trois aventures de l'Homme sans Nom, la série non moins célèbre des Il était une fois... faisait son apparition, avec ses thèmes et ses partis pris. Il était une fois en Amérique, Il était une fois la révolution et ce qui nous intéresse aujourd'hui, Il était une fois dans l'ouest marquent une sorte de rupture dans l'oeuvre de Sergio Leone. Des films souvent mélancoliques, réalistes, cassant les codes et les clichés. Il était une fois la révolution se présente ainsi comme une diatribe contre l'héroïsme de tout poil, où les idéaux ne valent rien. Avec Il était une fois dans l'ouest, Sergio Leone réalise probablement ici son western le plus manichéen, le plus symbolique et à vocation la moins divertissante. A film hors normes, équipe hors normes, c'est toujours flanqué de ses fidèles Sergio Donati écriture et Ennio Morricone partitions que Leone s'entoure entre autre de Bernardo Bertolucci, et d'un nom qui deviendra par la suite incontournable dans le monde de l'horreur et giallo Dario Argento. Celui qui ne faisait pas encore partie des "maîtres italiens", trouvait ici l'une de ses premières expériences cinématographiques en co-signant avec les deux Sergio et le futur réalisateur du Dernier Empereur ce western en forme de contrepied. Contrepied car avec Il était une fois dans l'ouest, Sergio Leone envoie littéralement valser son propre héritage. Le western spaghetti révolutionna une bonne partie des codes narratifs alors en vigueur dans ce genre tout ce qu'il y a de plus américain. Aux personnages loyaux et proprets s'opposaient désormais des hommes typés et poussiéreux qu'il valait mieux avoir sous la main que derrière soi. Des pistoleros qui dézinguaient la racaille par paquet de trois, traversant leurs films avec un sillage d'immortalité. Il était une fois dans l'ouest fait figure de grand chambardement, revenant quasiment aux sources du genre avec une approche beaucoup plus américaine et moins ambiguë que ses prédécesseurs. Tout débute par une longue scène d'intro. Dix minutes sans dialogues, rythmées par le grincement lointain d'une éolienne. Un début qui renoue avec une certaine forme de théâtre et qui hésite à se prendre au sérieux, s'attardant sur des détails aussi anodins qu'une mouche ou une petite fuite d'eau. C'est ici que nous ferons connaissance avec Harmonica, attendu par un trio patibulaire. C'est le moment pour ceux qui ont vu Pour une poignée de dollars de se caler dans leurs fauteuils la poudre va parler, et plutôt trois fois qu'une. Mais Leone n'a pas dit son dernier mot et ce qui apparaît comme une scène-signature devient soudain le vecteur de tout ce que développe le film. Harmonica s'effondre à son tour, touché par une balle perdue. Les héros ne sont que des hommes... Mais qui sont-ils, ces hommes ? Ils s'appellent Harmonica, le Cheyenne et Franck. Et il y a bien sûr une femme. Dans les westerns de Leone où s'affrontent des fripouilles couvertes de poussières avec petit rictus de circonstance, dire que peu de femmes ont leur place serait un doux euphémisme. Machisme à l'italienne ? Peut-être pas Pour une poignée de dollars ne montrait-il pas un Clint Eastwood perdant de son aplomb face à une demoiselle en détresse ? Une scène troublante qui sera beaucoup mieux développée par Walter Hill dans Dernier recours qui n'est qu'une relecture du film dans les années 50, lorsque Bruce Willis se voit dire "tu tomberas à cause d'une dame". Quoi qu'il en soit, le personnage de Jill Mc Bain, incarnée par Claudia Cardinale, change la donne et s'impose finalement comme la véritable héroïne. Cet élément féminin permet de justifier tout le travail de déconstruction de Leone, apportant une sensibilité et une mélancolie qui deviendront caractéristiques de ses futures productions. Mais l'autre point de rupture réside dans le personnage d'Harmonica. Clint Eastwood apparaissait comme l'anti John Wayne. Dans Il était une fois dans l'ouest, Harmonica se présente d'emblée comme l'anti Clint. Charles Bronson, qui à l'époque stagnait dans les seconds rôles malgré des films prestigieux, comme Les 7 mercenaires ou Les 12 salopards, compose un personnage dur, peu loquace, mais vulnérable et habité par un but vengeur dont on ne découvrira le fin mot qu'à la fin du métrage. Personnage quasi-mystique, Harmonica n'est pas une gâchette facile, ne répondant pas aux provocations, comme le montrera la scène du petit bar où il fera sa première rencontre avec le Cheyenne. Sergio Leone sait très bien ce qu'attend son public et prend un malin plaisir à ne pas lui fournir ce qu'il veut, canalisant toute cette énergie pour soudain la lâcher dans le duel final, moment de splendeur où Harmonica tire son flingue une dernière fois le temps d'une scène culte. Harmonica se libère et Leone aussi, explosant sa mise en scène et osant les gros plans les plus extrêmes. Harmonica n'est pas ambigu, sait se montrer loyal et capable de sentiments lorsque sa mission terminée, il sort de sa carapace et s'en retourne à Jill et Harmonica, Leone développe un style de personnage qui ne lui était à première vue pas familier. Des personnages de durs aux pieds d'argile, désabusés et tragiques. Pourtant, il y a un protagoniste qui rappelle soudain l'école italienne et s'impose tel un trait d'union entre les deux approches le Cheyenne. Le Cheyenne dans la grammaire de Leone pourrait se rapprocher du Truand, du Bon, la Brute et le Truand. Bandit farouche, fine gâchette et fidèle en amitié, philosophe à ses heures, il partage avec le personnage d'Eli Walach un côté burlesque et le goût pour les petites phrases qui résument la vie. Le Cheyenne, pourtant cantonné en second rôle, se révèle être un personnage majeur. Tel le Prologue, ce faux personnage que l'on utilise en théâtre pour introduire tous les autres, le Cheyenne donne des noms et catalogue chacun, surnommant ses rencontres "Harmonica" pour le mystérieux étranger, "fillette" pour Mme Mc Bain, "Taff Taff" pour M. Morton. Sans lui, Il était une fois dans l'ouest serait un film à Homme sans Nom plutôt qu'un film à... Hommes à surnoms. D'Harmonica on ne connaîtra jamais le patronyme. Le Cheyenne s'est autoproclamé ainsi. Jill Mc Bain, outre d'hériter du nom de son ancien mari est une ancienne prostituée, faisant apparaître le Jill comme un éventuel pseudonyme. Franck n'est qu'un prénom. Reste M. Morton, homme d'affaire crapuleux et rongé par la tuberculose. Comme Harmonica le laissera entendre, les hommes d'affaires apparaissent ici comme une sorte de race supérieure, ceci expliquant ce statut. Le surnom du Cheyenne le fera descendre de son piédestal pour le faire rejoindre le rang des hommes, dont il ne vaut pas mieux...Pour ce personnage qui rappelle le mieux son ancien univers, Leone fait preuve également d'une étrange pudeur assez touchante. Ainsi, hormis une scène précise, on ne le voit jamais véritablement tirer sur quelqu'un, comme si Leone voulait le faire sortir de la violence. Sa première apparition débute par une fusillade dont on n'apperçoit rien et n'entend que le bruit. De quelques uns de ses autres coups de flingues, on ne verra que sa main. De sa mort et de son agonie, il en résultera une scène émouvante, jouant sur le suggestif, avant qu'il ne passe l'arme à gauche hors caméra après une dernière réflexion bien sentie, s'opposant par exemple à celles de Franck, que l'on voit souffrir et rendre le dernier râle en gros plan. Et puisqu'on parle de Franck. Si le Cheyenne est une sorte de clin d'oeil aux premiers films de Leone, Franck retombe dans les volontés premières d'Il était une fois dans l'ouest. Pas d'ambiguïté non plus, Franck est une belle ordure, capable de tuer femmes et enfants. Il le fera d'ailleurs, et avec le sourire. Ce mercenaire vieillissant, porté par Henry Fonda et son regard d'acier, n'apparaît pourtant pas comme un surhomme. Il avouera sa condition lui-même, lors d'un dialogue avec Harmonica "Un Homme, c'est tout". La personnalité de Franck est un condensé de celles de Jill, Harmonica, le Cheyenne et de M. Morton, mais aussi de celle de Setenza la Brute. Défourailleur, avide de puissance et jamais avare d'une remarque au sens profond, Franck sait se faire entendre et garder le silence. Pourtant son rôle est bien défini violent, impitoyable et tout de noir vêtu, son camp est des plus explicites. Avec l'âge, comme le dira Harmonica, ses méthodes ont changé. Ce qui ne veut pas dire qu'il ait renoncé aux anciennes. Hitchcock disait que lorsque le méchant est réussi, l'histoire l'est tout autant. Indéniablement, Il était une fois dans l'ouest est réussi et Franck entra dans l'imagerie collective, au même titre qu'Harmonica. S'il y a des bédéphiles parmi vous, relisez l'album Phil Defer, de Lucky Luke, vous verrez de quoi je parle. Film mettant en scène des Hommes et leurs travers, Il était une fois dans l'ouest est une histoire tordue et compliquée qui n'a finalement que peu d'importance. Ici l'accent est mis sur une certaine forme de mélancolie et une approche réaliste qui traduira les deux épisodes suivants des Il était une fois.... Il n'y a guère que le personnage du Cheyenne, quelques scènes d'anthologie et bien sûr la superbe musique de Morricone pour passer le témoin entre les deux trilogies. A propos de Morricone, c'est sans doute dans ce film que l'on constate l'extraordinaire importance de l'environnement sonore chez Leone. Chaque personnage a son thème, tournant autour de ce qu'il représente. Mélopée distordue et implacable pour Harmonica la vengeance, petit air incertain, allant du guilleret au mélancolique pour le Cheyenne le mystère, l'amitié, un certain idéal de vie, lourdes sonorités feutrées pour Franck le danger, musique triste pour Mme Mc Bain l'amour perdu, la fin des illusions. Transporté par des acteurs extraordinaires et un réalisateur qui n'était pas loin du sommet de son art, Il était une fois dans l'ouest est une oeuvre épique et superbe, qui représente toujours la référence incontournable du Western Spaghetti, avec Le Bon, la Brute et le Truand, Django de Corbucci et Keoma de Castellari ce dernier, à la manière de Braindead pour le gore, étant tellement ultime qu'il aurait paradoxalement contribué à la mort du genre. Le thème de l'Homme à l'Harmonica est devenu indissociable du western et Charles Bronson, comme Eastwood à son heure, vit sa notoriété prendre un sacré coup de fouet. Devenu depuis cloîtré dans son image de Paul Kersay Un Justicier dans la Ville, 1974, Bronson et sa gueule burrinée nous quittèrent le 31 août 2003. Ce film, par sa performance magnifique, est l'occasion de se rappeler quel acteur il fut et quelle carrière il eut. Quant à Sergio Leone, il continua sur sa lancée. Il était une fois la révolution est un drame désabusé dont le final et le dernier sourire de James Coburn hantent sûrement plus d'un esprit. Il était une fois en Amérique, en forme d'apothéose, est le film qui lui permit enfin de sortir de l'approche western, triste et gonflé de scènes touchées par la grâce. La mort finit par l'emporter également, laissant son dernier projet vacant une adaptation du Voyage au bout de la Nuit, de Céline... "Hé, l'Harmonica... quand ton heure viendra... prie le ciel pour que ce soit un bon tireur qui te descende" - le Cheyenne
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