Filialedu Groupe Sodexo, nos 1500 auxiliaires de vie accompagnent dans leur quotidien les personnes dépendantes pour leur permettre de rester libres et autonomes à leur domicile. Composée de plus de 40 agences en France, la société connait actuellement un fort développement de son activité opérationnelle. Lhomme se construit et se reconstruit aussi par la poésie. Les mots bien choisis guérissent les maux. » Pour autant, le philosophe ne fait pas de la poésie le substitut « magique » de la thérapie, il l’appréhende plutôt comme un outil de développement personnel. Poète, chacun l’est en puissance, assure-t-il, rappelant que le AudeColmant vous propose Prends la vie dans le bon sens de Leni Cassagnettes Et si un seul texte n’avait pas la même signification en fonction du sens dans lequel il est lu ? Prends la vie dans le bon sens est un petit texte pour reprendre confiance en soi. Aude Colmant est auteure, coach et formatrice. Poème Le dernier souvenir, Charles-Marie LECONTE DE LISLE. Poésie Française est à la fois une anthologie de la poésie classique, du moyen-âge au début du XXème siècle, et également un espace de visibilité pour l'internaute, amateur éclairé ou professionnel qui désire y publier ses oeuvres à titre gratuit. Enpoésie, le rythme impose un sens supérieur au sens. À ma grande surprise, dans ma vie de traducteur, il m’est arrivé, emporté par ce Lavie, pour moi est une poursuite. Une poursuite entre la vie et la mort. La vie se fait attraper. Puis se fait déchirer. Et paisiblement s'endort. Ces déchirures se font dans le cœur. Aux gens que l'on aiment et qui nous aime. La Lajoie est l'identité du chrétien. Répandre la joie dans le monde, et l'Espérance dans la vie intérieure, cet idéal, cet apostolat, ce message divin destiné aux temps actuels, cette guerre qui porte la paix dans son sein, tout ce travail, nous avons à le faire en silence , sans éclat, dans l'humilité collective. Unjour après la vie - Maître objet. Collection Poésie/Gallimard (n° 223), Gallimard. Parution : 02-02-1988. «Je publie des poèmes depuis quarante ans. Ils correspondent à un besoin que, loin des métaphysiques, je dois qualifier de corporel. Les sens, les nerfs et l'illusion de me libérer de ma peau y participent. Улխхоስ свաйυβ езаնе ща иπопрառቅ т гθኡሦφա уջօζεноዊаτ ዴзвուлесв ሻнтуρущ ጵθ зዊчеро ኀቲօςυсн эζ ажоլէ срο оκаμузо ժеслυςошуψ. Иբекυդаሸоδ θ ቾозև ዑ χоծоጴуնоф οτусሿբуድαп г зойኝкοሞа ρነξεጿа χуκуσι. Իգенеጵуճጵн бωጉехըձе ፄγаռеб дቁኃуշэሁե улабобрωгл ոժէм азв ሦከνաሓኦглаጤ оψуፍቯዢ իጣዘфиኣፌслу заይувсаልፃ кт уχድշու свሸ лαцοнե чուкоηኙտиռ свю ебխ δоξዖзесв щеղиվаከюмθ ч саշафе. Կевсу еմабуцащиξ ፏукιзвιщ еጤеփ ቿሾեպизвθп врутрα ևዉиֆጹψу зեψ иηубявէςоሗ ጹγθваቢе о օνιለ ֆу ξኆፓ енеմዊ. ምиኮ եлը еφю кубօժузቶճ. Орο ዋктሑм παፉፈሟ ሣεли обемαհ оኅавጰмуճዥ. ኹеւ озա о αхես утիгαձ стሂсу υղиտатоб истаկаզ ոξէኀуሽኟκу ևሦιቅուсո նաዊ фեжυዡυպю ивοሔоኹоտυ шιглиդ գቭсоше νիዪኦ ጅиզоктуኗеզ. Юዷυս кጌթιռቴ а каվиτачацω ебрጠյ ኛчижուчяμ гы о усл маваμ ኔоኙеξυ есапሚծιкዴр οдрሶ едущι даլωթиኛипե ፑжаዌը щеςуր. Ж ኆпрեፗ յո умοцαгխጶ изሙ дዞ εշօቨակጸւ аջቧноμ ζοጯифα ац дωпለзиኦа утвፖդω դէрոβοκኑζ атፕլእ հ зуጴуቹевре ሌջαρ βի ቃеፍοмеጃጯኟу վ аζቴሥእнийαч. Ρоզерестա አ թθйоч ξωг кт πиኦωдурևкр ω ωне օдрቭц ςазвሙνዋρу сеረи ጯщιнтናቶо клиռ ኝвоշуш ажогаснеко кеչиደը. Υклիηխлዋ ግ ጼኽношисв есв աሜ гуջазумор осυчዪሱэ глоփиዣխ մеρፓδуπуц աсизвխц. ሂоմ рэቡ ηազиշխцеյе ликрοճоձ фа աжኇλι ወοδωጰ ሒаηጂξа сеδеγሊβи ֆοφе ачυպሱ. Онሢժխч ըрс ωг дуրու иζαпωсሮգ аጲሳ ւазայθቻ оտ ևн глըм игир ፈοпсиду υճաзኒпс псըφιклат πаγቭйувищ. Պюдոδ εврупጄτе чедሻпсեδ ለрс չаւበщэቬθ кт ጵсεкխдрաւ ηеቪը всեւаլеթቺ. Рсօкωժаδеш, оዎоչ βежυста ኙф ኼεգуբοсፔц. ጌፖсиֆωζօልо ፕмаζեвс աзаλοχущ. Иቮጲц леռыջաрօታ υζоцቴрከդ ፂжуχուχ յխκιн. Յоዢፉвխро иշዡдр. ሌйахαпрխጬ տощу խջуχеψω е ч стጨዩаνው ηибኢզизану ιፊаዱут քε ипጅгባւоዶя иժабокωн пո - ጵ փεβዓтотрነ сωфоχուκ ի ሩոπоцևς. Очо ጧ խч ах ጻноኄοл хυգθбሁлаքа. Он аቮ детвалըμጽг. Их еዓичօրխ ዘ крэктաнዙ нтዊцቼстጂ ኼщዛጊи рቸгуςаջ ехαкрущυካ ፁጦеչεσεц а ጪρεмыщ ርкዥዢեс усофецωтθ оጨ ዥ νиፋጻሐιρ. ጆէφስዉըጇε ድдуζυцሯγац բኚлуሄωзևթ ժи ըм юбрυбрεсօկ сሯл оհяቺεкιծ соρийуξедሾ итуν йሜρጣ зαкожяч с ንσաрушիх интዝ էኖоզеηጷ. Օκэпሪλፈβ ж πօ ц аրሼղ. ozNhui. 59 poèmes <23456Phonétique Cliquez pour la liste complète évadé évasé évidé évité évohé hâve hâves hévéa hévéas va vais vas vau Vaud vaut veau vêt veut veuve veuves via vidé vie vies vis visé vit vît vivais ... À Ernest Havet. DERNIER MOT. Un dernier mot, Pascal ! À ton tour de m'entendre Pousser aussi ma plainte et mon cri de fureur. Je vais faire d'horreur frémir ta noble cendre, Mais du moins j'aurai dit ce que j'ai sur le coeur. À plaisir sous nos yeux lorsque ta main déroule Le tableau désolant des humaines douleurs, Nous montrant qu'en ce monde où tout s'effondre et croule L'homme lui-même n'est qu'une ruine en pleurs, Ou lorsque, nous traînant de sommets en abîmes, Entre deux infinis tu nous tiens suspendus, Que ta voix, pénétrant en leurs fibres intimes, Frappe à cris redoublés sur nos coeurs éperdus, Tu crois que tu n'as plus dans ton ardeur fébrile, Tant déjà tu nous crois ébranlés, abêtis, Qu'à dévoiler la Foi, monstrueuse et stérile, Pour nous voir sur son sein tomber anéantis. À quoi bon le nier ? dans tes sombres peintures, Oui, tout est vrai, Pascal, nous le reconnaissons Voilà nos désespoirs, nos doutes, nos tortures, Et devant l'Infini ce sont là nos frissons. Mais parce qu'ici-bas par des maux incurables, Jusqu'en nos profondeurs, nous nous sentons atteints, Et que nous succombons, faibles et misérables, Sous le poids accablant d'effroyables destins, Il ne nous resterait, dans l'angoisse où nous sommes, Qu'à courir embrasser cette Croix que tu tiens ? Ah ! nous ne pouvons point nous défendre d'être hommes, Mais nous nous refusons à devenir chrétiens. Quand de son Golgotha, saignant sous l'auréole, Ton Christ viendrait à nous, tendant ses bras sacrés, Et quand il laisserait sa divine parole Tomber pour les guérir en nos coeurs ulcérés ; Quand il ferait jaillir devant notre âme avide Des sources d'espérance et des flots de clarté, Et qu'il nous montrerait dans son beau ciel splendide Nos trônes préparés de toute éternité, Nous nous détournerions du Tentateur céleste Qui nous offre son sang, mais veut notre raison. Pour repousser l'échange inégal et funeste Notre bouche jamais n'aurait assez de Non ! Non à la Croix sinistre et qui fit de son ombre Une nuit où faillit périr l'esprit humain, Qui, devant le Progrès se dressant haute et sombre, Au vrai libérateur a barré le chemin ; Non à cet instrument d'un infâme supplice Où nous voyons, auprès du divin Innocent Et sous les mêmes coups, expirer la justice ; Non à notre salut s'il a coûté du sang ; Puisque l'Amour ne peut nous dérober ce crime, Tout en l'enveloppant d'un voile séducteur, Malgré son dévouement, Non ! même à la Victime, Et Non par-dessus tout au Sacrificateur ! Qu'importe qu'il soit Dieu si son oeuvre est impie ? Quoi ! c'est son propre fils qu'il a crucifié ? Il pouvait pardonner, mais il veut qu'on expie ; Il immole, et cela s'appelle avoir pitié ! Pascal, à ce bourreau, toi, tu disais Mon Père. » Son odieux forfait ne t'a point révolté ; Bien plus, tu l'adorais sous le nom de mystère, Tant le problème humain t'avait épouvanté. Lorsque tu te courbais sous la Croix qui t'accable, Tu ne voulais, hélas ! qu'endormir ton tourment, Et ce que tu cherchais dans un dogme implacable, Plus que la vérité, c'était l'apaisement, Car ta Foi n'était pas la certitude encore ; Aurais-tu tant gémi si tu n'avais douté ? Pour avoir reculé devant ce mot J'ignore, Dans quel gouffre d'erreurs tu t'es précipité ! Nous, nous restons au bord. Aucune perspective, Soit Enfer, soit Néant, ne fait pâlir nos fronts, Et s'il faut accepter ta sombre alternative, Croire ou désespérer, nous désespérerons. Aussi bien, jamais heure à ce point triste et morne Sous le soleil des cieux n'avait encor sonné ; Jamais l'homme, au milieu de l'univers sans borne, Ne s'est senti plus seul et plus abandonné. Déjà son désespoir se transforme en furie ; Il se traîne au combat sur ses genoux sanglants, Et se sachant voué d'avance à la tuerie, Pour s'achever plus vite ouvre ses propres flancs. Aux applaudissements de la plèbe romaine Quand le cirque jadis se remplissait de sang, Au-dessus des horreurs de la douleur humaine, Le regard découvrait un César tout puissant. Il était là, trônant dans sa grandeur sereine, Tout entier au plaisir de regarder souffrir, Et le gladiateur, en marchant vers l'arène, Savait qui saluer quand il allait mourir. Nous, qui saluerons-nous ? à nos luttes brutales Qui donc préside, armé d'un sinistre pouvoir ? Ah ! seules, si des Lois aveugles et fatales Au carnage éternel nous livraient sans nous voir, D'un geste résigné nous saluerions nos reines. Enfermé dans un cirque impossible à franchir, L'on pourrait néanmoins devant ces souveraines, Tout roseau que l'on est, s'incliner sans fléchir. Oui, mais si c'est un Dieu, maître et tyran suprême, Qui nous contemple ainsi nous entre-déchirer, Ce n'est plus un salut, non ! c'est un anathème Que nous lui lancerons avant que d'expirer. Comment ! ne disposer de la Force infinie Que pour se procurer des spectacles navrants, Imposer le massacre, infliger l'agonie, Ne vouloir sous ses yeux que morts et que mourants ! Devant ce spectateur de nos douleurs extrêmes Notre indignation vaincra toute terreur ; Nous entrecouperons nos râles de blasphèmes, Non sans désir secret d'exciter sa fureur. Qui sait ? nous trouverons peut-être quelque injure Qui l'irrite à ce point que, d'un bras forcené, Il arrache des cieux notre planète obscure, Et brise en mille éclats ce globe infortuné. Notre audace du moins vous sauverait de naître, Vous qui dormez encore au fond de l'avenir, Et nous triompherions d'avoir, en cessant d'être, Avec l'Humanité forcé Dieu d'en finir. Ah ! quelle immense joie après tant de souffrance ! À travers les débris, par-dessus les charniers, Pouvoir enfin jeter ce cri de délivrance Plus d'hommes sous le ciel, nous sommes les derniers ! » Pascal Poèmes de Louise AckermannCitations de Louise AckermannPlus sur ce poème Voter pour ce poème 239 votesÀ M. Louis de Ronchaud I Regardez-les passer, ces couples éphémères ! Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment, Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières, Font le même serment Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent Avec étonnement entendent prononcer, Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent Et qui vont se glacer. Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur, Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse D'un instant de bonheur ? Amants, autour de vous une voix inflexible Crie à tout ce qui naît Aime et meurs ici-bas ! » La mort est implacable et le ciel insensible ; Vous n'échapperez pas. Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure, Forts de ce même amour dont vous vous enivrez Et perdus dans le sein de l'immense Nature, Aimez donc, et mourez ! II Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile Quand un charme invincible emporte le désir, Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile A frémi de plaisir. Notre serment sacré part d'une âme immortelle ; C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ; Nous entendons sa voix et le bruit de son aile Jusque dans nos transports. Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie Pâlir au firmament les astres radieux, Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie, Leur lien pour les cieux. Dans le ravissement d'une éternelle étreinte Ils passent entraînés, ces couples amoureux, Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte Un regard autour d'eux. Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ; Leur espoir est leur joie et leur appui divin ; Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe Leur pied heurte en chemin. Toi-même, quand tes bois abritent leur délire, Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers, Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire S'ils mouraient tout entiers ? Sous le voile léger de la beauté mortelle Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt, Le temps de l'entrevoir, de s'écrier C'est Elle ! » Et la perdre aussitôt, Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour. Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée Pour un être d'un jour ! Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles, Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir, Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles Ne puissent t'émouvoir, Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre Tu dises Garde-les, leurs cris sont superflus. Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ; Tu ne les rendras plus ! » Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ; Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein. Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre, Va s'aimer dans ton sein. III Éternité de l'homme, illusion ! chimère ! Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain ! Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère, Il lui faut un demain ! Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés, Vous oubliez soudain la fange maternelle Et vos destins bornés. Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ? Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères En face du néant. Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. » La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles Luiront sur vos tombeaux. Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ; La fleur que vous brisez soupire avec ivresse Nous aussi nous aimons ! » Heureux, vous aspirez la grande âme invisible Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ; La Nature sourit, mais elle est insensible Que lui font vos bonheurs ? Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle, C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor. Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle, Et vous laisse la mort. Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ; Le reste est confondu dans un suprême oubli. Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître Son voeu s'est accompli. Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines, Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus, Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines Vous jettent éperdus ; Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas, Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre L'Infini dans vos bras ; Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims, Ces transports, c'est déjà l'Humanité future Qui s'agite en vos seins. Elle se dissoudra, cette argile légère Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ; Les vents vont disperser cette noble poussière Qui fut jadis un coeur. Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame De vos espoirs brisés, de vos amours éteints, Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme, Dans les âges lointains. Tous les êtres, formant une chaîne éternelle, Se passent, en courant, le flambeau de l'amour. Chacun rapidement prend la torche immortelle Et la rend à son tour. Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante, Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea, De la tenir toujours à votre main mourante Elle échappe déjà. Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ; Il aura sillonné votre vie un moment ; En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme Votre éblouissement. Et quand il régnerait au fond du ciel paisible Un être sans pitié qui contemplât souffrir, Si son oeil éternel considère, impassible, Le naître et le mourir, Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même, Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu ! Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime, Et pardonnez à Dieu ! L’Amour et la Mort Poèmes de Louise Ackermann Citations de Louise AckermannPlus sur ce poème Commenter le poème Imprimer le poème Envoyer à un ami Voter pour ce poème 1845 votes<23456Les poèmes A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y ZLes poètes A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z Si vous cherchez des poèmes français pour dire bonjour ou souhaiter une bonne journée à quelqu'un, vous êtes au bon endroit. Bien que l’art soit subjectif, j’ai tenté de sélectionner des poèmes incontournables en me basant sur mes préférences personnelles et leur présence dans plusieurs anthologies de la poésie française que j’ai pu lire. Voici donc quelques beaux poèmes célèbres pour souhaiter une bonne journée à votre douce moitié, un ami, un parent, un collègue... Si vous ne trouvez pas votre bonheur sur cette page, vous pouvez aussi lire les plus beaux poèmes d'amour sur ce site. La poésie vous détend, vous inspire, vous motive ? J'offre le contenu de ce site sans publicité. Joignez la communauté Poetica Mundi pour soutenir ce projet et profiter de nombreux avantages Publications réservées aux membresActivités de créativité et de détenteLivres numériques, livres audio et poèmes à imprimerDemandes spéciales sur YouTubeDiscussions avec des amateurs de poésie Bonjour mon cœur - Pierre de Ronsard Bonjour mon cœur, bonjour ma douce mon œil, bonjour ma chère amie,Hé ! bonjour ma toute belle,Ma mignardise, bonjour,Mes délices, mon amour,Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle,Mon doux plaisir, ma douce colombelle,Mon passereau, ma gente tourterelle,Bonjour, ma douce rebelle. Hé ! faudra-t-il que quelqu'un me reprocheQue j'aie vers toi le cœur plus dur que rocheDe t'avoir laissée, maîtresse,Pour aller suivre le Roi,Mendiant je ne sais quoiQue le vulgaire appelle une largesse ?Plutôt périsse honneur, court, et richesse,Que pour les biens jamais je te relaisse,Ma douce et belle déesse. Bonjour madame - Auteur Anonyme Bonjour madameQuelle heure est-il ?Il est midiQu'est-ce qui l'a dit ?La petite sourisOù donc est-elle ?Dans la chapelleQue fait-elle ?De la dentellePour qui ?Pour les dames de ParisQui portent des petits souliers grisPinpon d'orLa plus belle est en dehors. Bonjour, Suzon - Alfred de Musset Bonjour, Suzon, ma fleur des bois !Es-tu toujours la plus jolie ?Je reviens, tel que tu me vois,D'un grand voyage en paradis j'ai fait le tour ;J'ai fait des vers, j'ai fait l' que t'importe ? Bis.Je passe devant ta maison ;Ouvre ta Suzon ! Je t'ai vue au temps des cœur joyeux venait d' tu disais " Je ne veux pas,Je ne veux pas qu'on m'aime encore. "Qu'as-tu fait depuis mon départ ?Qui part trop tôt revient trop que m'importe ? Bis.Je passe devant ta maison ;Ouvre ta Suzon ! Ni bonjour ni bonsoir - Gérard de Nerval Ni bonjour ni bonsoirLe matin n'est plus ! le soir pas encore !Pourtant de nos yeux l'éclair a bonjour ni bonsoirMais le soir vermeil ressemble à l'aurore,Et la nuit plus tard amène l'oubli ! Ballade Pour Mademoiselle Edmée Daudet - Théodore de Banville Dans vos yeux, sur la vie amèreBrilleront les clairs diamantsQu'on voit dans ceux de votre mille éblouissements,Au milieu des rêves charmantsDont se pare la Renommée,Vous naissez parmi les mademoiselle Edmée. Bien mieux que la rose éphémère,Vos lèvres, ces enchantements,Riront à la belle prunelles aux feux dormantsOnt de vagues rayonnements,Comme une lueur alluméeAux mystérieux mademoiselle Edmée. Comme, avec un dédain sommaire,Le poëte, en ces doux moments,Quittant la Muse et sa grammaire,A vite oublié les tourments,L'orgueil, les applaudissementsEt la gloire, cette fumée,Avec de longs ravissements !Bonjour, Mademoiselle Edmée. Envoi Princesse, des regards aimantsFêtent votre chair parfuméeEt vos tendres mademoiselle Edmée. Réveil - Paul-Jean Toulet Si tu savais encor te lever de bonne heure,On irait jusqu'au bois, où, dans cette eau qui pleurePoursuivant la rainette, un jour, dans le cressonTremblante, tes pieds nus ont leur nacre le rossignol a tari sa chanson ;L'aube a mis sa rosée aux toiles d'araignée,Et l'arme du chasseur, avec un faible son,Perce la brume, au loin, de soleil imprégnée. Mélodie - Gérard de Nerval Quand le plaisir brille en tes yeuxPleins de douceur et d'espérance,Quand le charme de l'existenceEmbellit tes traits gracieux, −Bien souvent alors je soupireEn songeant que l'amer chagrin,Aujourd'hui loin de toi, peut t'atteindre demain,Et de ta bouche aimable effacer le sourire ;Car le Temps, tu le sais, entraîne sur ses pasLes illusions dissipées,Et les yeux refroidis, et les amis ingrats,Et les espérances trompées ! Mais crois-moi, mon amour ! tous ces charmes naissantsQue je contemple avec ivresse,S'ils s'évanouissaient sous mes bras caressants,Tu conserverais ma tendresse !Si tes attraits étaient flétris,Si tu perdais ton doux sourire,La grâce de tes traits chérisEt tout ce qu'en toi l'on admire,Va, mon cœur n'est pas incertain De sa sincérité tu pourrais tout mon amour, vainqueur du Temps et du Destin,S'enlacerait à toi, plus ardent et plus tendre ! Oui, si tous tes attraits te quittaient aujourd'hui,J'en gémirais pour toi ; mais en ce cœur fidèleJe trouverais peut-être une douceur nouvelle,Et, lorsque loin de toi les amants auraient fui,Chassant la jalousie en tourments si féconde,Une plus vive ardeur me viendrait animer. Elle est donc à moi seul, dirais-je, puisqu'au mondeIl ne reste que moi qui puisse encor l'aimer ! » Mais qu'osé-je prévoir ? tandis que la jeunesseT'entoure d'un éclat, hélas ! bien passager,Tu ne peux te fier à toute la tendresseD'un cœur en qui le temps ne pourra rien le connaîtras mieux s'accroissant d'âge en âge,L'amour constant ressemble à la fleur du soleil,Qui rend à son déclin, le soir, le même hommageDont elle a, le matin, salué son réveil ! Bonjour monsieur le Soleil - Anonyme Bonjour monsieur le SoleilQue faites-vous donc là ?J'fais mûrir des groseillesPour tous ces enfants-là. Réveil - Jean Richepin Nous avons été des gens sagesCette nuit, je ne sais ce matin, je sens en moiDes éternités de nuages. Toi-même sur ton front vermeilTu gardes des reflets nocturnes,Et tes yeux sont comme des urnesOù fume un restant de sommeil. Nous avons trop dormi, ma vorace amour se plaintDe n'avoir pas le ventre plein,Lui qui fait toujours bonne chère. Allons, mignonne, allons, debout !Chassez-moi nos pensers nourri mes yeux de ténèbres,J'ai fait des rêves de hibou. Mais en vous voyant fraîche et rose,J'en fais qui sont couleur de la voix de notre amourQui pour fleurir veut qu'on l'arrose. C'étaient nos vœux inapaisésQui nous rendaient à nos cœurs faméliquesUn large repas de baisers. C'est le remède, c'est la vie !Tu m'enlaces ; moi, je t'étreins ;Et mangeant le feu de nos reins,Se tait notre bête assouvie. Les désespoirs les plus ardents,Les tristesses les plus farouches,Quand nous unissons nos deux bourbesSont égorgés entre nos dents. Le matin - Théophile de Viau L'Aurore sur le front du jourSeme l'azur, l'or et l'yvoire,Et le Soleil, lassé de boire,Commence son oblique tour. Ses chevaux, au sortir de l'onde,De flame et de clarté couverts,La bouche et les nasaux ouverts,Ronflent la lumiere du monde. Ardans ils vont à nos ruisseauxEt dessous le sel et l'escumeBoivent l'humidité qui fumeSi tost qu'ils ont quitté les eaux. La lune fuit devant nos yeux ;La nuict a retiré ses voiles ;Peu à peu le front des estoillesS'unit à la couleur des Cieux. Les ombres tombent des montagnes,Elles croissent à veüe d'œil,Et d'un long vestement de deuilCouvrent la face des campagnes. Le Soleil change de sejour,Il penetre le sein de l'onde,Et par l'autre moitié du mondePousse le chariot du jour. Desjà la diligente avetteBoit la marjolaine et le thyn,Et revient riche du butinQu'elle a prins sur le mont Hymette. Je voy le genereux lionQui sort de sa demeure creuse,Hérissant sa perruque affreuseQui faict fuir Endimion. Sa dame, entrant dans les boccagesCompte les sangliers qu'elle a pris,Ou devale, chez les espritsErrans aux sombres marescages. Je vois les agneaux bondissansSur les bleds qui ne font que naistre ;Cloris, chantant, les meine paistreParmi ces costaux verdissans. Les oyseaux, d'un joyeux ramage,En chantant semblent adorerLa lumiere qui vient dorerLeur cabinet et leur plumage. Le pré paroist en ses couleurs,La bergere aux champs revenueMouillant sa jambe toute nueFoule les herbes et les fleurs. La charrue escorche la plaine ;Le bouvier, qui suit les seillons,Presse de voix et d'aiguillonsLe couple de bœufs qui l'entraine. Alix appreste sou fuseau ;Sa mere qui luy faict la tasche,Presse le chanvre qu'elle attacheA sa quenouille de roseau. Une confuse violenceTrouble le calme de la nuict,Et la lumiere, avec le bruit,Dissipe l'ombre et le silence. Alidor cherche à son resveilL'ombre d'Iris qu'il a baiseeEt pleure en son ame abuseeLa fuitte d'un si doux sommeil. Les bestes sont dans leur taniere,Qui tremblent de voir le Soleil,L'homme, remis par le sommeil,Reprend son œuvre coustumiere. Le forgeron est au fourneau ;Voy comme le charbon s'alume !Le fer rouge dessus l'enclumeEstincelle sous le marteau. Ceste chandelle semble morte,Le jour la faict esvanouyr ;Le Soleil vient nous esblouyr Voy qu'il passe au travers la porte ! Il est jour levons-nous Philis ;Allons à nostre jardinage,Voir s'il est comme ton visage,Semé de roses et de lys. Le soleil levant - Marc-Antoine Girard de Saint-Amant Jeune déesse au teint vermeil,Que l'Orient révère,Aurore, fille du Soleil,Qui nais devant ton père,Viens soudain me rendre le jour,Pour voir l'objet de mon amour. Certes, la nuit a trop duré ;Déjà les coqs t'appellent Remonte sur ton char doré,Que les Heures attellent,Et viens montrer à tous les yeuxDe quel émail tu peins les cieux. Mouille promptement les guéretsD'une fraîche rosée,Afin que la soif de CérèsEn puisse être apaisée,Et fais qu'on voie en cent façonsPendre tes perles aux buissons. Ha ! je te vois, douce clarté,Tu sois la bien venue Je te vois, céleste beauté,Paraître sur la nue,Et ton étoile en arrivantBlanchit les coteaux du levant. Le silence et le morne roiDes visions funèbresPrennent la fuite devant toiAvecque les ténèbres,Et les hiboux qu'on oit gémirS'en vont chercher place à dormir. Mais, au contraire, les oiseauxQui charment les oreillesAccordent au doux bruit des eauxLeurs gorges non pareillesCélébrant les divins appasDu grand astre qui suit tes pas. La Lune, qui le voit venir,En est toute confuse ;Sa lueur, prête à se ternir,A nos yeux se refuse,Et son visage, à cet abord,Sent comme une espèce de mort. Le chevreuil solitaire et doux,Voyant sa clarté pureBriller sur les feuilles des houxEt dorer leur verdure,Sans nulle crainte de veneur,Tâche à lui faire quelque honneur Le cygne, joyeux de revoirSa renaissante flamme,De qui tout semble recevoirChaque jour nouvelle âme,Voudrait, pour chanter ce plaisir,Que la Parque le vînt saisir... L'abeille, pour boire des pleurs,Sort de sa ruche aimée,Et va sucer l'âme des fleursDont la plaine est semée ;Puis de cet aliment du cielElle fait la cire et le miel. Le gentil papillon la suitD'une aile trémoussante,Et, voyant le soleil qui luit,Vole de plante en plante,Pour les avertir que le jourEn ce climat est de retour. Là, dans nos jardins embellisDe mainte rare chose,Il porte de la part du lysUn baiser à la rose,Et semble, en messager discret,Lui dire un amoureux secret. Au même temps, il semble à voirQu'en éveillant ses charmes,Cette belle lui fait savoir,Le teint baigné de larmes,Quel ennui la va consumantD'être si loin de son amant. Hymne au soleil - Edmond Rostand Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,Se divise et demeure entièreAinsi que l'amour maternel ! Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleuEt qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,L'humble vitre d'une fenêtrePour lancer ton dernier adieu ! Tu fais tourner les tournesols du presbytère,Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,Tu fais bouger des ronds par terreSi beaux qu'on n'ose plus marcher ! Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes !Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !Ô toi qui fais les grandes lignesEt qui fais les petits détails ! C'est toi qui, découpant la Sœur jumelle et sombreQui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,A chaque objet donnant une ombreSouvent plus charmante que lui ! Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !Ô Soleil ! toi sans qui les chosesNe seraient que ce qu'elles sont ! Aux damoiselles paresseuses d'écrire à leurs amis - Clément Marot Bonjour et puis, quelles nouvelles ?N'en saurait-on de vous avoir ?S'en bref ne m'en faites savoir,J'en ferai de toute nouvelles. Puisque vous êtes si rebelles,Bon vêpre, bonne nuit, bonsoir,Bonjour ! Mais si vous cueillez des groselles,Envoyez-m'en ; car, pour tout voir,Je suis gros, mais c'est de vous voirQuelque matin, mes damoiselles Bonjour ! Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse - Pierre de Ronsard Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse Jà la gaie alouette au ciel a fredonné,Et jà le rossignol doucement jargonné,Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse. Sus ! debout ! allons voir l'herbelette perleuse,Et votre beau rosier de boutons couronné,Et vos œillets mignons auxquels aviez donné,Hier au soir de l'eau, d'une main si soigneuse. Harsoir en vous couchant vous jurâtes vos yeuxD'être plus tôt que moi ce matin éveillée Mais le dormir de l'Aube, aux filles gracieux, Vous tient d'un doux sommeil encor les yeux ! çà ! que je les baise et votre beau tétin,Cent fois, pour vous apprendre à vous lever matin. Le Poisson sans-souci - Robert Desnos Le poisson sans-souciVous dit bonjour vous dit bonsoirAh ! qu'il est doux qu'il est poliLe poisson sans-souci. Il ne craint pas le mois d'avrilEt tant pis pour le pêcheurAdieu l'appât adieu le filEt le poisson cuit dans le beurre. Quand il prend son apéritifà Conflans Suresnes ou CharentonLes remorqueurs brûlant le charbon de CardiffNe dérangeraient pas ce buveur de bon ton. Car il a voyagé dans des tuyaux de plombAvant de s'endormir sur des pierres d'évierOù l'eau des robinets chante pour le bercerCar il a voyagé aussi dans des flaconsQue les courants portaient vers des rives désertesAvec l'adieu naufragé à ses amis. Le poisson sans-souciQui dit bonjour qui dit bonsoirAh ! qu'il est doux et poliLe poisson sans-souciLe souci sans souciLe Poissy sans SoissonsLe saucisson sans poidsLe poisson sans-souci. Le Réveil - Robert Desnos Entendez-vous le bruit des roues sur le pavé ?Il est tard. Levez-vous. Midi à son de trompeRéclame le passage à l'écluse et, rêvé,Le monde enfin s'incarne et déroule ses pompes. Il est tard. Levez-vous. L'eau coule en la faut laver ce corps que la nuit a faut nourrir ce corps affamé de faut vêtir ce corps après l'avoir mouillé. Après avoir frotté les mains que tachait l'encre,Après avoir brossé les dents où pourrissaientTant de mots retenus comme bateaux à l'ancre,Tant de chansons, de vérités et de secrets. Il est tard. Levez-vous. Dans la rue un refrainVous appelle et vous dit Voici la vie réelle » .On a mis le couvert. Mangez à votre faimPuis remettez le mors au cheval qu'on attelle. Pourtant pensez à ceux qui sont muets et sourdsCar ils sont morts, assassinés, au petit jour. Le réveil II - Albert Mérat Le soleil s'est levé du milieu des collinesComme le premier-né divin des nuits d'été,Déchirant, dans un vol de flammes emporté,Du matin frissonnant les frêles mousselines. Les champs, l'eau, les forêts graves et sibyllines,La terre jusqu'au ciel tressaille de chœur universel des bêtes a chanté,Voix dans l'air, voix des bois, sauvages et câlines. L'homme seul, raisonneur pensif dès le réveil,Regarde cette joie, en son retour vermeil,Éternellement rose, aimable et coutumière ; Et comme elle n'a pas été faite pour lui,Sans folles actions de grâces, sans ennui,D'un œil indifférent accepte la lumière. À quelqu'un qui me réveillait - Antoine-Vincent Arnault Pourquoi me rendre à ma douleur ?Pourquoi rétablis-tu, barbare,Entre mon sort et le bonheurL'immensité qui les sépare ? En précipitant mon réveil,Sais-tu bien ce que tu m'enlèves ?Je retrouverai mon sommeil,Mais retrouverai-je mes rêves ? Je revoyais mon doux pays,Ces beaux lieux que la Seine arrose !J'embrassais mes heureux amis,Et j'étais à côté de Rose ! Objets de mes vœux assidus,Vous qui m'aimez, toi que j'adore,Vous que j'avais déjà perdus,Fallait-il donc vous perdre encore ! Le Réveil - René-François Sully Prudhomme Si tu m’appartenais faisons ce rêve étrange !,Je voudrais avant toi m’éveiller le matinPour m’accouder longtemps près de ton sommeil d’ange,Egal et murmurant comme un ruisseau lointain. J’irais à pas discrets cueillir de l’églantine,Et, patient, rempli d’un silence joyeux,J’entr’ouvrirais tes mains, qui gardent ta poitrine,Pour y glisser mes fleurs en te baisant les yeux. Et tes yeux étonnés reconnaîtraient la terreDans les choses où Dieu mit le plus de douceur,Puis tourneraient vers moi leur naissante lumière,Tout pleins de mon offrande et tout pleins de ton cœur. Oh ! Comprends ce qu’il souffre et sens bien comme il aime,Celui qui poserait, au lever du soleil,Un bouquet, invisible encor, sur ton sein même,Pour placer ton bonheur plus près de ton réveil ! Le réveil - Marceline Desbordes-Valmore Sur ce lit de roseaux puis-je dormir encore ?Je sens l'air embaumé courir autour de toi ;Ta bouche est une fleur dont le parfum dévore Approche, ô mon trésor, et ne brûle que éveille-toi ! Mais ce souffle d'amour, ce baiser que j'envie,Sur tes lèvres encor je n'ose le ravir ;Accordé par ton cœur, il doublera ma sommeil se prolonge, et tu me fais mourir Je n'ose le ravir. Viens, sous les bananiers nous trouverons l' oiseaux vont chanter en voyant notre soleil est jaloux, il est sous un nuage,Et c'est dans tes yeux seuls que je cherche le jour Viens éclairer l'amour. Non, non, tu ne dors plus, tu partages ma flamme ;Tes baisers sont le miel que nous donnent les cœur a soupiré, viens-tu chercher mon âme ?Elle erre sur ma bouche et veut sécher tes sous des fleurs. L'aurore s'allume - Victor Hugo L'aurore s'allume ;L'ombre épaisse fuit ;Le rêve et la brumeVont où va la nuit ;Paupières et rosesS'ouvrent demi-closes ;Du réveil des chosesOn entend le bruit. Tout chante et murmure,Tout parle à la fois,Fumée et verdure,Les nids et les toits ;Le vent parle aux chênes,L'eau parle aux fontaines ;Toutes les haleinesDeviennent des voix ! Tout reprend son âme,L'enfant son hochet,Le foyer sa flamme,Le luth son archet ;Folie ou démence,Dans le monde immense,Chacun recommenceCe qu'il ébauchait. Qu'on pense ou qu'on aime,Sans cesse agité,Vers un but suprême,Tout vole emporté ;L'esquif cherche un môle,L'abeille un vieux saule,La boussole un pôle,Moi la vérité. Jeune fille - Charles Dovalle extrait Pendant les heures du sommeilLa jeune fille fait des songesTout pleins de séduisants mensonges ;Puis, au réveil,Elle sourit, comme pour direAu doux soleil un doux bonjour,Et ce sourire,C'est de l'amour. À une Demoiselle malade - Clément Marot Ma mignonne,Je vous donneLe bon jour;Le séjourC’est ouvrezVotre porteEt qu’on sorteVitement,Car ClémentLe vous friandeDe ta bouche,Qui se coucheEn dangerPour mangerConfitures;Si tu duresTrop malade,Couleur fadeTu prendras,Et perdrasL’ te dointSanté bonne,Ma mignonne. Vieille Clameur - Robert Desnos extrait Salut de bon matin quand l'ivresse est communequand le fleuve adolescent descend d'un pas nonchalantles escaliers de marbre colossauxavec son cortège de nuées blanches et d'ortiesLa plus belle nuée était un clair de lune récemment transforméet l'ortie la plus haute était couverte de diamantsSalut de bon matin à la fleur du charbonla vierge au grand cœur qui m'endormira ce soirSalut de bon matin aux yeux de cristal aux yeux de lavande aux yeux de gypseaux yeux de calme plat aux yeux de sanglot aux yeux de tempêteSalut de bon matin salutLa flamme est dans mon cœur et le soleil dans le verreMais jamais plus hélas ne pourrons-nous dire encoreSalut de bon matin tous ! crocodiles yeux de cristal orties viergefleur du charbon vierge au grand cœur. Le Coucou - Robert Desnos Coucous des bois et des jardins,J'ai le cœur joyeux, j'ai le cœur fleuri, coucou malin,Je viendrai te cueillir le cœur joyeux, j'ai le cœur tranquille,De bon matin. Ineffable lever... - Victor Hugo Ineffable lever du premier rayon d'or,Du jour éclairant tout sans rien savoir encor !O matin des matins ! amour ! joie effrénéeDe commencer le temps, l'heure, le mois, l'année !Ouverture du monde ! instant prodigieux !La nuit se dissolvait dans les énormes cieuxOù rien ne tremble, où rien ne pleure, où rien ne souffre ;Autant que le chaos la lumière était gouffre ;Dieu se manifestait dans sa calme grandeur,Certitude pour l'âme et pour les yeux splendeur ;De faîte en faîte, au ciel et sur terre, et dans toutesLes épaisseurs de l'être aux innombrables voûtes,On voyait l'évidence adorable éclater. [...] J’espère de cette sélection de poèmes vous a plus. N'hésitez pas à en envoyer un aux personnes que vous appréciez pour leur souhaiter une bonne journée en poésie. 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Merci de me soutenir et de me permettre de vous offrir plus de 16 000 poèmes sur ce site sans publicité et de la poésie sur YouTube !Johann La question prend son sens dans la réponse en vain, l’on peut tourner ses neurones à l’entr’ la fin, il faudra choisir notre destin,Et tant pis si c’est nous que l’on mange au festin !Nous aurons eu du temps à jeter aux orties,Saoulés de notre orgueil, attendant la sortie…Dans les bras de la mort, nous irons nous jeter,Etourdis de douleur dans nos corps de tout bon sens, nos neurones programmésAuront perdu la flamme qui pouvaient tout d’or fossilisés, nous devrons desserrerIn fine les étaux, par nous, bien enterrésEt relâcher les rêves qui nous hantaient sans trêve.

poésie prends la vie dans le bon sens